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Cathy RAPIN
Docteur sur le Théâtre coréen contemporain, Paris VII, professeur de langue et littérature françaises à HANKUK UNIVERSITY OF FOREIGN STUDIES DEPARTMENT OF FRENCH.
EMAIL : CATHY_RAPIN@YAHOO.COM
Née à Paris, Cathy Rapin a fait ses études dans le sud de la France, à l'université Paul Valéry à Montpellier. Elle a étudié d'abord la philosophie, puis la littérature comparée. Intéressée par l'art pictural depuis son enfance et la poésie, elle publie plusieurs recueils de poèmes en France et termine une maîtrise de philosophie sur l'art pictural italien et un DEA sur Flaubert et Nietsche.
Fin 1984, voulant renouveler une première expérience faite en Asie, elle accepte l’offre d’une université coréenne et part pour Séoul. Arrivée en Corée, elle fréquente le milieu théâtral et se passionne pour tous les arts de la scène. Dans son université Seoul Women’s University, elle devient aide metteur en scène auprès de metteurs en scène coréens invités pour diriger le théâtre amateur en français. Elle choisit les pièces souvent inconnues en Corée et répète avec la troupe, car le metteur en scène coréen n’est pas francophone. Tout en faisant du théâtre amateur, elle écrit quelques compte rendu de théâtre et se met à écrire des articles de recherche sur des pièces coréennes. Finalement, elle décide de traduire des pièces avec une collègue et amie, Im Hye-gyong professeur de littérature française. Une équipe de traductrices de théâtre est donc née à la fin des années quatre-vingt. Seuls un roman et un recueil de nouvelles de YUN Hung-kil ont jusqu’à présent fait entorse à ce choix de traduction. Au bout de quelques années, elle décide de programmer en alternance des pièces coréennes et francophones. Elle choisit donc une pièce traduite par elle et sa collègue Homo Separatus de Yi Kang-Baek.
En 1992, désireuse de faire connaître le théâtre coréen moderne, elle emmène cette dernière pièce et sa troupe amateur à Avignon dans le programme « in » où le théâtre universitaire s’est fait une place. C’est la première fois qu’une pièce coréenne est jouée en français à l’étranger. A son retour en Corée, elle change de projet de doctorat sur le théâtre occidental et veut s’inscrire pour une thèse sur le théâtre coréen. Mais ce n’est que quelques années plus tard qu’elle réussit à s’inscrire et en 1999 elle obtient un doctorat dans la section coréenne de Langues et civilisations de l’Asie orientale à Paris VII: L’invisible et le théâtre coréen de Ch’oe In-hun. Elle est actuellement professeur attachée à Hankuk University of Foreign Language à Séoul où elle enseigne la langue et la littérature françaises. Parallèlement, elle continue à traduire le théâtre coréen, et jusqu’à aujourd’hui une vingtaine de pièces ont été traduites, presque toutes publiées en France. Elle consacre aussi une partie de son temps à des recherches sur le théâtre coréen d’aujourd’hui, grâce à des associations de théâtre et met en scène avec des professionnels. Une première pièce en coréen a été montée en 2001. Elle participe également à des lectures et mises en espace du théâtre occidental tout en écrivant de la poésie (5 recueils publiés en France). Un prix de traduction théâtrale lui a été remis avec sa collègue en 2003 par le Korean Literature Translation Institute, pour un ouvrage intitulé Théâtres coréens, sept pièces contemporaines publié chez l’Harmattan en 1998.